Il est de retour. Et il est pas content.


Florence Foresti is a Mother Fucker !

Le 10.09.2009 - Culture(s) - 1 commentaire

Hier soir avait lieu la représentation lilloise du nouveau spectacle de Florence Foresti. Aussi, en fans de son précédent spectacle, Mme Bomb et moi-même avons cassé notre tirelire (45 € la place quand même, hum hum), et avons acheté (bien en avance) nos précieux sésames pour cette représentation au théâtre Sébastopol.

Le spectacle commençant à 20h30, nous nous dirigeons tranquillement vers le théâtre et y arrivons aux alentours de 19h15. Et là, surprise, il y a déjà du monde. Beaucoup de monde. Les escaliers menant au théâtre sont totalement occupés, ainsi qu’une bonne partie du trottoir jouxtant celui-ci. Bigre.

L’explication : Florence Foresti est plutôt populaire, et nous ne sommes pas les seuls à apprécier son humour. Euh non, çà c’est un lieu commun. Non, la réelle explication, c’est que les billets d’entrée n’étaient pas numérotés, et que donc le placement dans le théâtre était libre. De ce fait, les gens, tous plus avides les uns que les autres d’obtenir les meilleurs places dans la salle, sont arrivés le plus tôt possible sur place.

Et, je ne sais pas si vous avez déjà remarqué ce phénomène, mais dans ce genre de situation, l’être humain a tendance à devenir le dernier des abrutis. Dès que les portes s’ouvrent, c’est à celui qui poussera le plus, qui se faufilera devant tout le monde, bref, qui entrera le premier, quoi qu’il en coûte. Et çà m’exaspère, vous n’imaginez pas à quel point.

Enfin bref, stop aux digressions, 20h30, le spectacle commence. Florence Foresti arrive sous les vivats du public, acclamée pendant deux bonnes minutes avant même d’avoir dit un mot.

Et pendant une bonne heure et demie, Foresti va se montrer digne de ces applaudissements. Son nouveau spectacle, qu’elle délivre d’une traite, sans interruption entre les sketches, s’articule autour de sa récente maternité. Foresti utilise cet évènement majeur dans sa vie personnelle pour nous faire rire, en nous faisant notamment partager quelques expériences (vécues ou non, qui sait ?) qui pimentent parfois la vie des jeunes parents : la nounou gothique, la poussette qui ne se replie pas, le coup de vieux en se regardant dans la glace ou sur le dancefloor, le baby blues... Bref, tout est bon pour nous faire rire.

Mais derrière l’aspect comique, on sent que Florence Foresti a fait de ce spectacle quelque chose de beaucoup plus personnel qu’elle ne l’avait fait précédemment. Peut-être est-ce là une façon pour elle d’exprimer toutes les joies, les peines, les émotions et les frustrations que peut ressentir une jeune maman.

Tout çà avec humour, bien entendu ;)

 

Star Trek, changement d’é(s)poque

Le 29.04.2009 - Culture(s) - 9 commentaires

Eh oui mes petits choupis, j'ai eu la chance de voir le nouveau film de J.J. Abrams (le créateur des séries Alias et Lost pour ne citer que ces deux exemples) en avant-première, ce mardi 28 avril au Kinépolis de Lomme. Il s'agit de Star Trek.

Alors, pour être honnête avec vous, quand @docslumpy m'a proposé cette avant-première, j'ai hésité avant d'accepter. Star Trek j'ai jamais spécialement été fan, Spock, Kirk & l'Enterprise ne m'ont jamais vraiment attirés. J'avais pourtant tenté de m'y mettre il y a quelques années, en regardant le dernier opus de l'époque (Star Trek Generations si mes souvenirs sont bons), mais sans succès. Pis encore, lors de ma dernière sortie ciné avec Mme Bomb, nous avions été bombardés par pas moins de deux teasers et une bande-annonce pour la sortie du nouveau ST, et franchement, nous n'avions pas été très emballés. Ca sent le blockbuster hollywoodien à plein nez : effets spéciaux à la pelle, success story et bons sentiments m'ont l'air d'être les principaux ingrédients de ce film, au maigre budget de 150 millions de dollars. Excusez du peu.

Mais bon, j'ai décidé de mettre de côté mes à-priori, et de me laisser tenter par cette avant-première. Je retrouve donc mes amis @docslumpy et @sooka à 19h15 à Kinépolis, la séance étant prévue à 20h, normalement, on est larges. Il n'y a pas vraiment beaucoup de monde. Nous entrons dans la salle après avoir montré patte blanche aux 3 vigiles à l'entrée de la salle ("Pas de caméra m'sieur dames ?" euh, non, mais c'est gentil de demander ^^). Le temps d'acheter de quoi nous sustenter durant la séance , et nous entrons dans la salle. Celle-ci se remplit petit à petit, mais, déception, personne n'a tenté l'exhubérance du cosplay. Les ringards :p

19h45, le "présentateur" de l'avant-première s'empare du micro histoire de nous faire une petite présentation de la séance, 2-3 blagounettes pas vraiment marrantes sur les vigiles et poser quelques questions pour faire gagner des goodies Star Trek. Les questions semblent faciles pour les fans de la série présents dans la salle, moi personnellement, je n'y connais rien, donc je regarde ça d'un oeil amusé mais pas spécialement interessé. Ca va, c'est pas trop long, 10 minutes et c'est réglé. Y a plus qu'à attendre le film maintenant !

20h pile, les lumières s'éteignent (j'aime Kinépolis et sa ponctualité !), ça y est, c'est parti ! Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas le gros de l'histoire de Star Trek, voici le synopsis (avec un "i" et non un "y", fichtre) de ce onzième épisode (si j'ai bien compté), qui se veut en fait être le premier : 

La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau Star Trek, mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire.
Dans ce périple semé de dangers, d'action et d'humour, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance.
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, originaire de la rurale Iowa, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé...

Ouh ouh, ça c'est du teasing pas vrai ? Bon, si ça ne vous parle pas plus que ça, vous pouvez également mater la bande annonce ici.

Ayé, 22h, les lumières se rallument sur le générique final. Bilan des courses, ma critique :

Et bien j'ai beaucoup aimé ce film. Si si, je vous assure. Bon, évidemment, on retrouve certaines grosses ficelles des films de science-fiction, ainsi que, comme je le disais en introduction, les ingrédients d'un bon blockbuster américain. Mais J.J. Abrams réussit à nous mélanger tout çà à une intrigue, qui, sans être le scénario le plus original de l'année, a le mérite d'être efficace et de bien faire coller le film à l'univers Star Trek sans pour autant rebuter les néophytes comme moi.

Les scènes d'action sont impressionantes (en même temps, le budget était prévu pour), et le casting particulièrement bien choisi. Les hommes apprécieront le jeu musclé de Chris Pine, tandis que sa belle gueule ravira les demoiselles, et surtout, tous s'accorderont sur sa façon de rendre Jim Tibérius Kirk attachant, touchant et même drôle parfois. Zachary Quinto n'est pas en reste, lui qui réussit à se débarasser sans problème du personnage de Sylar (qui l'a fait connaître dans la série Heroes) pour être parfaitement crédible en Spock. Les seconds rôles sont dans le bon ton également, à noter qu'on retrouve Karl Urban, le chevalier Eomer de la trilogie du Seigneur des Anneaux (j’avais écrit Eric Bana dans un premier temps, qui joue bien dans Star Trek, mais pas du tout dans LOTR, mes confuses).

Bref, ce Star Trek de J.J. Abrams est une réussite, qui devrait ravir les amateurs de SF, et qui fait rentrer la série Star Trek de plain pied dans le 21ème siècle. N'étant pas, vous l'aurez compris, un fan de la première heure, je me garderais donc bien d'exprimer un quelconque avis quant à la manière dont ce film restitue l'esprit de la série originale. Je me contenterais donc de vous inviter à aller voir ce film à partir du 6 mai, que vous soyez un fan ou non, afin de vous faire votre propre opinion ! ;-)

Mes petits camarades et moi-même finissons par sortir tranquillement de la salle pour regagner nos véhicules respectifs. On se fait des bisous-bécots, on se dit à bientôt - au plus tard le 12 mai pour l'avant première de "Tellement Proches" (amis blogueurs, des places sont à chopper ici !) - et je regagne mes pénates pour retrouver Mme Bomb. "C'était bien ?" me demande-t-elle. Me croirez-vous si je lui ai dit qu'elle le saurait en même temps que vous, chers lecteurs assidus ?

Non ? OK, vous avez raison, je ne suis pas si muffle :) Allez, longue vie et prospérité à tous ! \\//_

 

 

Le Lion d’Or pour "Le Bélier".

Le 16.02.2009 - Culture(s) - 0 commentaire

A la fin des années 80, Randy Robinson, dit The Ram ("Le Bélier"), était une star du catch. Vingt ans plus tard, il ne se produit plus que dans des salles de gym de lycées ou des maisons de quartier... Brouillé avec sa fille, il est incapable d’entretenir une relation durable avec quiconque : il ne vit que pour le plaisir du spectacle et l’adoration de ses fans. Mais lorsqu’il est foudroyé par une crise cardiaque au beau milieu d’un match, son médecin lui ordonne d’abandonner le catch : un autre combat pourrait lui être fatal. Contraint de se ranger, il tente de renouer avec sa fille et, dans le même temps, entame une liaison avec une strip-teaseuse vieillissante. Pourtant, son goût du spectacle et sa passion pour le catch risquent bien de reprendre le dessus et de le propulser de nouveau sur le ring...

Paris, jeudi 5 février 2009, 21h. J'ai le grand honneur d'être invité au Gaumont Marignan à l'avant-première de The Wrestler, le dernier chef d'oeuvre de Darren Aronofsky. Oui oui, chef d'oeuvre, je le savais déjà : on est fan ou on ne l'est pas. Après une petite heure d'attente - je suis arrivé bien en avance pour être sûr de choper une bonne place en salle - les deux zigotos pointent enfin le bout de leur nez (en plastoque pour l'un deux). Standing ovation pour mon réal' favori et Mickey Rourke, blagounette et anecdote de circonstance, bla bla bla, c'est parti pour la projo' !

Verdict : le kif complet. Aronosfky nous permet non seulement de découvrir les coulisses d'un sport / spectacle méconnu en France, mais il prouve une fois de plus son bel éclectisme et son immense talent en réussissant à nous émouvoir - sans niaiseries inutiles - avec le destin tragique de Randy, sorte d'anti-héros pathétique vivant dans son passé glorieux par peur d'affronter Auchan : la Vie, la vraie. Profondément touchant.

Ici, contrairement aux films précédents d'Aronofsky, point de recherche artistique ou esthétique dans les différents plans. Seul point d'orgue : émotion et réalisme. Et bien, grosse claque. Ce mec sait tout faire. La caméra, au plus près des visages, presque tremblotante, nous permet de ressentir pleinement toutes les émotions du film : de la violence des combats (si si !) à la colère et à la tristesse des différents personnages jusqu'au désespoir poignant de Randy. Brut de chez pomme.

Enfin, impossible de présenter The Wrestler sans évoquer la performance énorme de Mickey Rourke. Il est Randy "The Ram" !. Il faut dire aussi que le personnage lui sied à merveille, tant physiquement que psychologiquement. On ne peut d'ailleurs s'empêcher de faire le parallèle entre Randy, catcheur désormais has-been, et Rourke, acteur considéré comme ringard après avoir été encencé dans les années 80.

The Wrestler, simple baroud d'honneur pour Micky ? Pas si sûr : le film a déjà obtenu le fameux Lion d'Or à Venise et Rourke le Golden Globe 2009 du meilleur acteur. A star is reborn ?

La Bananote de Ghysmo : 9/10.

 

 

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