Il est de retour. Et il est pas content.


Ca y est, je psychote

Le 22.10.2009 - Humeurs - 2 commentaires

Si vous êtes fan de foot, vous le savez sans doute, mais hier avait lieu la rencontre de Ligue de Champions entre le Bayern de Munich et les Girondins de Bordeaux. Ce fut un match plaisant, remporté par Bordeaux 2 buts à 1, malgré deux penalties admirablement loupés par les bordelais.

Mais là n’est pas le but de mes digressions du jour, mais plus sur une réflexion qu’a lancée l’ami Christian Jeanpierre, commentateur de ce match pour TF1 hier.

Suite au premier penalty foiré par Yohan (dit le bellâtre) Gourcuff, Christian Jeanpierre pose cette question : "Mais dites-moi Jean Michel [Larqué], après un échec pareil, on peut se demander s’il [Gourcuff] ne psychote pas un peu ?"

Euh pardon ? Qu’est-ce que vous bites ? Est-ce qu’il « psychote » ? WTF ?

Entendre ces mots dans la bouche d’un ancien footballeur devenu animateur, genre Christophe Dugarry par exemple, bon, à la limite, je pourrais comprendre, mais là il s’agit bien de Christian Jeanpierre, journaliste de son état.

Alors je veux bien entendre que le langage se modernise, que de nouvelles expressions font leur apparition régulièrement, mais bon, quand même, pour moi le néologisme « psychoter », s’il n’est pas vulgaire, fait au moins partie du langage (très) familier.

Parce que bon, si c’est pour finir par entendre des commentaires du genre "Honnêtement Arsène, sur cette action Benzema, il fait un peu de la merde non ?" ou "Vous serez d’accord avec moi Bixente, Ronaldinho, il multiplie pas les bonnes performances sur le terrain, mais les conquêtes par contre, pas de souci. Et de la bonnasse hein, pas de la morue !", ben autant que je fasse les commentaires moi-même, ce sera peut-être pas plus mal.

Surtout qu’en plus, l’utilisation de « psychoter » dans ce contexte est malheureuse, puisque cette expression signifie (à mon sens au moins) avoir peur, limite parano, et non pas ressentir des doutes, comme semble croire Christian Jeanpierre.

Bref, 100% jackpot pour l’émérite (huhu) Christian Johnpeter sur ce coup-là, respect et robustesse.

 

C’est la rentrée...

Le 01.09.2007 - Humeurs - 0 commentaire

Comme chaque année, à la même période, la revoilà, la fameuse rentrée. Qu’elle soit scolaire, littéraire ou rentrée toute simple, elle est bien là.

Les médias nous assomment de sujets sur ce non événement si particulier car il marque le début de tous les autres : la Toussaint, Noël, le ou les réveillons de fin d’année, la nouvelle année, puis les sports d’hiver, le retour des beaux jours et enfin les vacances d’été pour enfin pouvoir rentrer. Tout ce qu'un français moyen se doit de faire pour se sentir dans le groupe.
Une fois tout cela fait. La boucle est bouclée ou du moins le serait. Cette boucle, sorte de course contre le temps, variable de plus en plus fuyante d’après ce que l’on entend ici ou là. Le « Tempus fugit », un véritable syndrôme. Le temps fuit, passe. Trop vite. On ne profite plus des choses à entendre les gens discuter. Un véritable cercle vicieux d’après certains !

Ce cercle infini dans lequel médias, annonceurs, marketeurs,  employeurs nous piègent bien souvent malgré eux étant contraints à ce système autant que nous par ceux qui les dominent hiérarchiquement.

Ont-ils pensé à ceux qui n’étaient pas partis et qui donc ne vont pas « rentrer » comme les autres ?

Certes, il faut amuser la masse avec de la redondance car la répétition fixe la notion, comme on dit bien souvent péjorativement, pour faire entrer une notion bête et méchante dans une tête mise en condition.  La redondance rassure également.

Nous parler de rentrée fait peut-être rentrer les choses en ordre pour certains. Remise à l’heure du régime alimentaire, reprise du sport, retour chez soi, retrouvailles avec soi-même.

Mais à force de parler de rentrée, n’a-t-on pas un dégoût du retour ? Ne sentez-vous pas cette sensation de nausée poindre au creux de votre objectivité ? A force de se voir répéter que c’est la rentrée, n’avez-vous pas envie de repartir et donc de courir plus vite que le temps, en avant du cercle temporel pour attraper au plus vite le départ….pour enfin pouvoir rentrer à nouveau et de retomber dans les travers de cette mise en condition par l’information.

La solution ? Partir. Sortir loin, tard, s’évader, quitter cette fuite en avant, prendre le temps de se retrouver, de partager, se libérer de tout…. pour enfin ne plus penser à… rentrer….

 

 

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