
Cet après-midi, dans le cadre d’une grande opération "rangement de mon bordel qui traîne depuis des mois", je suis retombé sur des petites choses de mon passé.
J’ai retrouvé des lettres, datant notamment de l’époque où j’ai passé quelques temps à l’hôpital. Des photos aussi, d’un voyage scolaire mémorable en Italie. Un billet d’un dollar, ramené de mon voyage aux Etats-Unis. Des petits mots d’amour, datant du début de mon histoire avec Mme Bomb. Bref, pas mal de ces petites choses m’ont redonné le sourire :)
Hélas, mille fois hélas, ces fous comme toutes ces choses semblent si loin et si près en même temps. L’impression qu’on n’en profite pas assez, que le temps défile inexorablement, et se contrefout de savoir si on apprécie le moment présent et aimerait le voir durer un peu plus.
Bref, le sourire, mais un peu de nostalgie quand même.
Pour en revenir à l’hirondelle, qui, à défaut de faire le printemps, fait la moitié du titre de ce billet, en sus des photos et courriers, je suis également retombé sur un petit poème que j’avais écrit quand j’étais au lycée.
Et parce que je vous aime bien, je vais vous le retranscrire. Ne vous attendez pas à du Verlaine quand même, je suis un littéraire refoulé, mais faut pas exagérer non plus :)
Hirondelle
Tu planes là haut dans le ciel,
Te laissant guider par les vents
Qui te mènent la où la vie est belle ;
Pourquoi pour moi n’en font-ils pas autant ?
Hirondelle ta vie n’est que vol
Mais dans les airs ce crime ne paie pas tant,
Qu’ici bas où j’en prends pour dix ans.
Je pense que tu tiens le meilleur rôle...
Hirondelle de ma cellule je ne peux te voir,
Mais dans mes rêves je t’imagine aisément,
Volant vers moi, transformant ces barreaux en espoir.
C’est que pour rêver, j’ai tout mon temps...
Et je sais hirondelle que le jour où je sortirai,
Tu seras là haut, planant sûrement.
Tu t’en iras, portée par l’alizé,
Me laissant seul, comme au commencement.







